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Réseau Éco-Réhab 64 : le bâti ancien, une solution d’avenir

À l’initiative du Département des Pyrénées-Atlantiques, le Réseau Éco-Réhab 64 fédère artisans, architectes, bailleurs, collectivités et acteurs de l’urbanisme. Son objectif : réhabiliter le bâti ancien avec des écomatériaux et des techniques performantes, pour créer des logements abordables, revitaliser les centres-bourgs, préserver le patrimoine et répondre aux enjeux du Zéro Artificialisation Nette (ZAN).

Pourquoi l’éco-réhabilitation ?

Cette filière, qui implique déjà des dizaines d’acteurs économiques et décideurs, est née d’une volonté du Département. Elle vise des objectifs de création de logements et de revitalisation des bourgs, tout en s’inscrivant dans une stratégie bas carbone et en répondant à la pression foncière. Elle privilégie des opérations réalisées avec frugalité et mobilise des artisans locaux qui montent en compétence. Elle permet également de réhabiliter notre patrimoine bâti avec respect. 

Le Département, qui finance et pilote la production de logements accessibles à tous, intègre désormais l’éco-réhabilitation à son plan départemental de l’habitat (PDH). Cette filière, qui implique déjà des dizaines d’acteurs économiques et décideurs, est née d’une volonté du Département. Elle vise des objectifs de création de logements et de revitalisation des bourgs, tout en s’inscrivant dans une stratégie bas carbone et en répondant à la pression foncière. Elle privilégie des opérations réalisées avec frugalité et mobilise des artisans locaux qui montent en compétence. Elle permet également de réhabiliter notre patrimoine bâti avec respect. 

Le Département, qui finance et pilote la production de logements accessibles à tous, intègre désormais l’éco-réhabilitation à son plan départemental de l’habitat (PDH). 

Le réseau éco-réhab 64 en 2 minutes

Anna Chavepeyre – Architecte / Collectif encore

Les élus connaissent les données du zéro artificialisation nette (ZAN). L’éco-réhabilitation est aussi une réponse à cette loi, qui impose de réduire de moitié l’artificialisation des sols d’ici 2031 et d’atteindre zéro en 2050.

Anna Chavepeyre, architecte franco-suédoise installée en Béarn, explique :

« Nous n’avons pas besoin de construire du neuf. Le bâti ancien porte une histoire qu’il faut valoriser. »

Elle s’appuie sur les « stigmates » du bâti pour créer des aménagements originaux, ouverts sur le paysage et favorisant le lien social. Exemple : la ferme Hourré à Labastide-Villefranche, transformée en un lieu de vie moderne et inspirant.

des matériaux qui font la différence

L’éco-réhabilitation mise sur des écomatériaux pour des logements plus sains, respectueux de la santé des occupants et des professionnels :

  • la chaux naturelle, la terre et le sable : ils permettent aux murs de respirer, contrairement aux enduits classiques qui enferment l’humidité.
  • la fibre de bois, la ouate de cellulose, le chanvre et la laine de coton : excellentes performances énergétiques et production locale.
  • la maçonnerie de pierres (calcaire, grès, schiste, galet... et mortiers de chaux-sable ou de terre) : matériau emblématique et constitutif du bâti d’avant 1948, dont les qualités de durabilité, les possibilités de réemploi et la valeur patrimoniale orientent tout un secteur de l’artisanat local.

Jacques Zamora, artisan maçon à Bayonne qui a notamment travaillé sur la réfection de façades d’immeubles historiques du centre bayonnais, témoigne :

« La chaux naturelle et le sable permettent aux murs de respirer, 
contrairement aux enduits classiques qui accélèrent le pourrissement des charpentes. »

Tardets – Château Daguerre : 13 appartements à loyers modérés sous maîtrise d’ouvrage de Soliha Pays basque.

Des projets qui montrent la voie

L’éco-réhabilitation n’est pas qu’un concept : elle se concrétise dans des réalisations qui prouvent qu’il est possible de concilier patrimoine, confort et sobriété énergétique. Ces projets, portés par des architectes, des artisans et des collectivités, illustrent la philosophie du Réseau Éco-Réhab 64 : préserver le bâti ancien, limiter l’artificialisation des sols et offrir des logements sains et accessibles.

Comme le résume Pierre Ducassou, directeur d’Aribit-Baudry :

« Nous sommes des passeurs de patrimoine. »

Voici quelques exemples mis en œuvre dans le 64 : 

  • Buros – Maison des associations : l’ancien presbytère rénové et complété par une extension en bois. Un bâtiment fonctionnel qui valorise le patrimoine

  • Tardets – Château Daguerre : 13 appartements à loyers modérés sous maîtrise d’ouvrage de Soliha Pays basque.

  • Coût : 1 564 €/m² contre 2 500 €/m² pour du neuf dans le projet initial

  • Bilan carbone divisé par deux

  • Livraison prévue début 2026.

Des groupes de travail réunissent artisans, architectes, urbanistes, bailleurs sociaux, collectivités et organismes de formation pour porter et diffuser cette démarche.

Pour réussir, le Réseau Éco-Réhab 64 :

  • organise des chantiers démonstrateurs pour former les artisans et inspirer les architectes.
  • met à disposition des outils de compréhension du bâti ancien.
  • développe une offre de formation adaptée pour diffuser les bonnes pratiques.
  • associe les habitants via des études de confort et d’usage. 

Des groupes de travail réunissent artisans, architectes, urbanistes, bailleurs sociaux, collectivités et organismes de formation pour porter et diffuser cette démarche.

Ils s’engagent dans le Réseau Éco-Réhab 64

Voici la liste des signataires de la charte d’engagement de Réseau Éco-réhabilitation 64 (en cours)

signataires de la charte d’engagement de Réseau Éco-réhabilitation 64