La montagne aux trésors
Adapter les messages de la campagne Réussir ma rando
Respecter la montagne et la partager. Afin de sensibiliser les jeunes à la fragilité des écosystèmes d’altitude, aux règles de cohabitation avec les pratiquants de loisirs et les acteurs du pastoralisme, mais aussi à la sécurité et à la préparation d’une randonnée, les collégiens ont conçu une chasse au trésor. Celle-ci se joue par équipes, chacune se voyant dotée d’un sac à dos où se trouvent notamment cartes géographiques et énigmes à résoudre.
En franchissant les étapes qui leur sont proposées, les participants en apprennent un peu plus sur la montagne et sur les bons comportements à adopter pour préserver le milieu naturel, cohabiter avec les autres usagers et demeurer soi-même sain et sauf. Cette chasse au trésor peut accueillir de 10 à 30 joueurs. Elle se pratique en extérieur ou en intérieur. Pour la créer, les collégiens se sont inspirés des messages que délivre la toujours nécessaire campagne de communication Réussir ma rando.
Ensemble contre l'isolement
Lutter contre la solitude ressentie par les collégiens
La solitude n’est pas réservée aux seuls adultes ou personnes âgées. Les collégiens peuvent aussi l’éprouver. C’est l’une des conclusions de l’enquête citoyenne lancée en 2024 par le Département dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt pour lutter contre l’isolement des habitants. Se saisissant du sujet, les élus du CDJ ont mis sur pied une rencontre qui a réuni quelque 150 collégiens. Lors de cet événement, les participants se sont confrontés au thème de la solitude au travers d’une série d’animations auxquelles chacune et chacun pouvaient participer : théâtre-forum, création d’une fresque, jeux, parcours collectifs et, bien sûr, débats. On y a notamment délivré des conseils pour éviter de dériver dans l’isolement et de se laisser submerger par la solitude. Ce qui ne peut se faire qu’ensemble.
Fin des préjugés entre jeunes et aînés
Favoriser le lien entre les générations
Des études montrent que les moments partagés entre générations sont bénéfiques aux aînés comme aux jeunes. Encore faut-il créer ces rencontres. C’est ce qu’ont décidé de faire les élus du CDJ. Ils ont constitué un groupe de seize collégiens et seniors. Et ils sont passés à l’action en organisant des sorties et des temps communs, choisis selon un mode consensuel : jeu de piste avec l’application numérique Terra Aventura, cueillette de fruits et légumes à la ferme de l’Aragnon à Montardon, et conception d’un repas. Pour ce dernier notamment, le centre du Lacaoü, à Billère, a accepté d’être partenaire du projet et d’en accueillir les participants. Tous ces moments ont permis de gommer les préjugés que pouvaient porter les baby-boomeurs (1946-1964) sur les générations Z (1997-2012) et Alpha (2013-2020), et inversement.
Le choix des arts
Être acteur de son parcours culturel
La culture est vaste et variée, y compris à l’échelle d’un département. Les collégiens en ont un aperçu grâce aux parcours d’éducation artistique et culturelle que leur proposent chaque année leurs professeurs. Ces projets, rendus obligatoires par l’Education nationale, sont soutenus par le Département.
Les collégiens, cependant, ont souhaité explorer eux-mêmes le champ des possibles artistiques des Pyrénées-Atlantiques. Cette recherche leur a permis d’identifier des pratiques ou des créations qui les intéressent particulièrement. C’est ainsi que des élèves ont pu participer à des ateliers de cirque pendant plusieurs mois et même entrer en piste lors du festival Zirko Festibala organisé par l’association bayonnaise Oreka.
Autre domaine arpenté par les collégiens : le cinéma. Des élèves se sont rendus au Festival international du film documentaire (Fipadoc) de Biarritz. Là, ils ont vu une série de courts-métrages qu’ils avaient préalablement sélectionnés. Ils ont aussi engagé une discussion avec un réalisateur. Un autre groupe a posé les yeux sur le futur en enfilant des casques de réalité virtuelle, dans le cadre de la section Smart de ce même Fipadoc.
La machine est désormais lancée. Des projets collégiens autour du cinéma sont en gestation.
Mieux appréhender les situations de handicap
Le sport comme moyen d’inclusion
Les Jeux olympiques de Paris, en 2024, avaient créé des moments forts de cohésion. Les collégiens ont souhaité s’inspirer de cette dynamique en mettant le sport au service de l’inclusion dans les collèges. En partenariat avec l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), ils ont organisé une journée d’animations qui a réuni une centaine d’élèves. Ahmed Andaloussi, paratriathlète du 64 ayant notamment participé aux Jeux paralympiques de Tokyo, est venu y témoigner de son vécu. C’était aussi l’occasion, pour chaque collégien, de participer à des ateliers qui permettaient de mieux comprendre les situations de handicap et d’en appréhender les difficultés. Jeux de rôles, parcours sensoriels, parties de basket fauteuil ou de boccia, un sport apparenté à la pétanque : autant d’expériences immersives qui ont parlé directement aux élèves.