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Collège de Pontacq

DANS LES COLLÈGES, LE DÉPARTEMENT INVESTIT ET PRÉPARE L’AVENIR

Propriétaire des 49 collèges publics du Béarn et du Pays basque, le Département des Pyrénées-Atlantiques investit chaque année pour entretenir, moderniser et adapter les établissements. Un engagement maintenu cette année encore, entre restructurations, rénovation énergétique et amélioration du confort d’été.

Personne n’oublie ses années collèges, cette période où se construisent les amitiés, où émergent les premières passions, où commence à s’esquisser l’avenir. Des années décisives dans lesquelles l’établissement joue un rôle de socialisation essentiel. 

« Les collèges sont bien plus que des bâtiments scolaires. Pour les 20 000 collégiens qui fréquentent ces établissements publics quatre à cinq jours par semaine, le collège constitue une étape essentielle de leur parcours, contribuant à leur construction en tant que citoyens. Nous restons fermement engagés pour offrir à tous les collégiens du territoire, ainsi qu’aux équipes pédagogiques et techniques, des espaces propices à leur épanouissement », explique Isabelle Lahore, Vice-présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques.

Un engagement que le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques assure grâce à un outil privilégié, le Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI). Soit un investissement de 200 millions d’euros sur dix ans pour moderniser les 49 collèges publics du département et répondre à de multiples enjeux comme la mise aux normes de sécurité et d’accessibilité, la performance énergétique ou encore l’évolution des environnements pédagogiques et des espaces de vie collective.

Efforts maintenus

Le PPI a déjà permis de réaliser des chantiers majeurs, comme la création d’un nouveau collège à Pontacq, la construction d’un collège neuf à Arette, la restructuration du collège Argote à Orthez, ainsi que celle d’Arzacq, la rénovation énergétique des collèges de Lembeye, de Saint-Palais et de Bedous ou, plus récemment, la restructuration du collège Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz, achevé pour cette rentrée 2026. Des rénovations qui transforment le quotidien des jeunes, avec des espaces plus lumineux pour apprendre, des cours végétalisées, des salles polyvalentes pour les projets de classe, des réfectoires plus accueillants… Et d’autres projets sont à l’œuvre, en dépit des contraintes budgétaires qui pèsent sur la collectivité. « Le contexte financier nous a conduit à réaliser des économies. Nous avons cependant décidé de maintenir, soit un haut niveau d’investissement dans les collèges en poursuivant les programmes prévus, soit en redéfinissant l’enchaînement des opérations », précise Isabelle Lahore.

Cette stratégie se dessine sur le terrain. À Hasparren, par exemple, le Département a concentré ses efforts sur la rénovation énergétique. « Ces choix permettent de pérenniser nos investissements et de nous projeter dans de grands projets à venir, comme une extension au collège d’Hendaye, la restructuration du collège de Morlaàs, la mise aux normes d’accessibilité du collège d’Arthez-de-Béarn, ou encore la lourde restructuration du collège de Nay, que nous espérons démarrer avant fin 2027 », détaille l’élue. 

Au-delà de ces grands chantiers, le Département maintient son important programme annuel de « grosses réparations », doté de plus de 3,7 millions d’euros en 2026, à l’instar des travaux menés au collège de Bizanos (création du préau, renaturation de la cour et réfection des sanitaires). Des interventions, souvent moins visibles, qui répondent aux besoins quotidiens des établissements.

CONSTRUIRE ET ADAPTER FACE AUX DÉFIS DE DEMAIN

Reste que l’accélération du changement climatique dessine de nouveaux besoins.

Alors que les normes se sont concentrées sur la protection contre le froid, l’extension des périodes de chaleur et de canicule imposent d’autres types d’actions. « Nous réétudions tous les dossiers en cours : ventilation, matériaux, traitement des façades. Nous devons mener une véritable adaptation dans les usages et la façon de construire », explique Isabelle Lahore. Le Département a ainsi lancé un appel d’offre pour équiper les collèges de films solaires et de brasseurs d’air, solutions durables, efficaces et rapidement mobilisables pour réduire les températures intérieures. La renaturation des cours pour créer des îlots de fraîcheur, à l’image de celle réalisée au collège Endarra d’Anglet, fait également partie des pistes.

Autre enjeu, l’évolution démographique est au cœur des réflexions, alors que la baisse des effectifs scolaires se précise déjà dans les écoles primaires. Faut-il construire ou adapter ? « Notre parti pris est de maintenir le maillage actuel, afin que les familles, en particulier dans les zones rurales et de montagne, puissent se projeter sur un territoire et y scolariser leurs enfants », précise Isabelle Lahore.

Le Département poursuit également sa réflexion sur le projet d’un 50e collège dans le secteur Nive-Adour. Garantir une égalité d’accès sur le territoire, avec des établissements où chacun peut construire son avenir et trouver sa place, reste la priorité de la collectivité départementale.

Collège de Cambo les Bains