Avec son Programme d’actions éducatives pour les collégiens (PAEC), le Département des Pyrénées-Atlantiques impulse et soutient des projets pédagogiques qui contribuent à former les citoyens de demain. Une démarche qui porte également le Conseil départemental des jeunes, dont les élus achèvent leur mandat cette année.
Le collège est une étape déterminante dans la construction des jeunes. « Entre 11 et 15 ans, les années collège marquent le passage de l’enfance à l’adolescence. C’est une période charnière où, au-delà des apprentissages et des savoirs, se forgent les valeurs, les engagements et une manière d’être au monde. À cet âge, les jeunes sont particulièrement réceptifs. C’est pourquoi, au-delà de nos obligations d’entretien et de fonctionnement des collèges, notre enjeu est d’éclairer et de contribuer à former les futurs citoyens », souligne Isabelle Lahore, vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’éducation.
C’est ainsi que, année après année, le Département reconduit un dispositif volontariste, le Programme d’Actions Éducatives pour les Collégiens (PAEC). Le principe ? Proposer aux équipes éducatives un catalogue d’actions menées par des partenaires associatifs et institutionnels, à partir duquel elles peuvent enrichir leurs programmes pédagogiques.
PRÈS DE 300 PROJETS PÉDAGOGIQUES
Cette nouvelle année scolaire 2026-2027 ne fait pas exception, avec plus de 204 000 euros de budget consacrés à 292 projets autour de quatre axes : l’engagement citoyen, la transition environnementale et la santé, l’ouverture aux arts et à la culture (dont le basque et l’occitan) et enfin la découverte du territoire. Visiter le musée national de la Résistance, réaménager la cour de récréation pour favoriser la mixité, apprendre les bonnes pratiques à vélo, découvrir en réalité virtuelle un documentaire, faire une campagne de communication pour briser le tabou des règles, créer une pièce de théâtre sur le harcèlement, planter des arbres dans des espaces naturels sensibles… sont autant d’exemples d’actions menées avec les équipes éducatives, qui y trouvent des leviers pour enrichir les apprentissages.
Sans compter les campagnes du Département sur les grands enjeux qui touchent les jeunes adolescents. Comme les violences faites aux enfants, un sujet sensible dont l’institution s’est emparée en créant, avec l’Éducation nationale, le kit « Grandir sans violence », proposé dès cette rentrée à tous les établissements. « L’idée est d’outiller les équipes pédagogiques pour leur permettre de sensibiliser les élèves, sur toutes les violences, qu’elles soient subies dans la sphère sociale, familiale ou scolaire », précise Isabelle Lahore.
Le Département poursuit également son programme de sensibilisation à la citoyenneté numérique, avec le choix cette année de cibler les élèves de 6e, soit 4 400 collégiens, en lien avec le dispositif « Pause numérique » du Ministère de l’Éducation nationale. L’objectif ? Accompagner les élèves dans une utilisation responsable et critique du numérique.
À L’ÉCOLE DE LA DÉMOCRATIE
Cet enjeu, les élus du Conseil départemental des jeunes (CDJ) l’ont aussi pris à bras le corps en créant un escape game « parentalité numérique » pour faciliter le dialogue avec les parents sur les écrans. Une démarche originale, à l’image des projets menés par cette instance de représentation des collégiens, dont les membres sont élus tous les deux ans, à parité, parmi les élèves de 5e.
« C’est un précieux support d’apprentissage à l’exercice de la vie démocratique. Nous avons depuis sa création d’excellents retours des collégiens qui y participent », confie Isabelle Lahore. Ludmila Techer, élue en 2023 et 2024, confirme. « En tant que jeune élue, on est considérée et écoutée. C’était très enrichissant de mettre en œuvre un projet en groupe et de le voir aboutir », confie la désormais lycéenne.
Aider les jeunes à comprendre le monde, leur donner la parole et les moyens d’agir… tels sont les objectifs que se fixe le Département pour former les citoyens de demain.